Comment l'Égypte s'est-elle organisée autour d'un état central à l'époque antique ? (L'émergence d'une civilisation)
By ImanAli
-
Le roi Narmer (anachroniquement appelé pharaon, le terme de l'époque étant "nessout") unifie les royaumes de Haute et de Basse-Égypte au terme d'une bataille vers -3200. L'historien antique Manéthon le dénomme sous la titulature de Ménès. Première représentation de la couronne double (Pschent), la période thinite initie la dynamique de centralisation du pouvoir de l'Égypte antique. -
-
Période de l'histoire d'Égypte s'étalant de la IIIe à la VIe dynastie (environ 2778-2420 avant J.-C.). Elle correspond à l'âge de la civilisation pharaonique : un système économique se constitue, une tradition politique s'établit et s'affirme, une société s'ordonne. Elle s'achève sur des troubles sociaux qui ruinent une première fois l'économie égyptienne. -
-
La construction des grandes pyramides de Gizeh par les trois pharaons Khéops (Khoufou), Képhren (Kaphré) et Mykérinos (Menkaourê) est un symbole incontournable de l'Égypte ancienne. Elle témoigne de deux choses : le perfectionnement technique et architectural, ainsi que la capacité du pouvoir à organiser la société autour d'un immense projet de construction. -
-
Cette période, allant des environs de -2033 à -1786, correspond au retour de la stabilité de la monarchie pharaonique. Elle est caractérisée par la réunification du pays et le renforcement du pouvoir central et des mutations lentes dans la société. -
-
La période du Nouvel Empire, qui va de -1500 à -1000, est celle qui correspond vraiment à une dynamique impériale avec un véritable désir des pharaons d'expandre le territoire égyptien. Ce sont les pharaons les plus connus : Ramsès II, Akhenaton, Hatchepsout ... -
Ramsès II représente parfaitement les pharaons du Nouvel Empire avec ce désir d'expansion territoriale. Souvent victorieux, il passe cependant proche d'une désillusion lors de la bataille de Qadesh, dans le couloir syro-palestinien, suite à une erreur stratégique "de débutant". Le plus intéressant ici est la capacité du pouvoir égyptien de faire passer cette défaite pour une écrasante victoire soutenue par le dieu Amon en personne, ce qu'on pourrait définir aujourd'hui comme de la propagande.